279 millions d'euros mobilisés pour l'accueil des réfugiés-Valls

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PARIS, 16 septembre (Reuters) - Une enveloppe de 279 millions d'euros sera mobilisée d'ici la fin 2016 pour l'accueil et l'hébergement d'urgence des 24.000 réfugiés que la France s'est engagée à accueillir sur deux ans, a déclaré mercredi Manuel Valls. Le Premier ministre a rappelé lors d'un débat sans vote à l'Assemblée nationale sur l'accueil des réfugiés en France et en Europe qu'un plan avait été adopté en juin dernier. Celui-ci prévoit la création de "4.000 places pour des demandeurs d'asile et de 5.500 pour répondre à l'urgence de ceux qui ont déjà obtenu le statut de réfugié", a-t-il dit. Il y avait 25.000 places en centres d'accueil des demandeurs d'asile (CADA) en juin 2015. Manuel Valls a souligné que le niveau des demandes d'asile en France restait à peu près constant, autour de 65.000 par an. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait annoncé samedi qu'une prime de 1.000 euros par place serait versée aux communes créant des hébergements supplémentaires d'ici 2017. Pour renforcer l'action des forces de l'ordre face à la crise migratoire, Manuel Valls a annoncé la création de 900 postes, notamment au sein de la police aux frontières. Il a assuré que la France "n'hésitera it pas" à rétablir temporairement le contrôle aux frontières, comme elle l'a déjà fait à la frontière franco-italienne et comme vient de le faire l'Allemagne à sa frontière avec la Hongrie. "Nous avons déjà rétabli ce printemps des contrôles temporaires à cette frontière. Et nous n'hésiterons pas à le faire de nouveau comme les règles de Schengen le permettent", a-t-il dit. Face à l'opposition de droite qui réclame un "Schengen 2", le Premier ministre a défendu la "constance" et la "maîtrise" du gouvernement, assurant concilier "humanité" et "fermeté". "Je sais que certains voudraient faire croire que la solution serait dans l'abolition de Schengen. L'extrême droite nous dit: 'j'avais raison !'", a lancé le Premier ministre. "D'autres proposent un Schengen 2. Mais qu'y a-t-il de concret derrière ce seul slogan ? Ce que nous proposons, nous, c'est un plan global, qui permettra en le consolidant de préserver cet acquis fondamental de la construction européenne", a-t-il ajouté. (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • nanard83 le mercredi 16 sept 2015 à 17:47

    Cet argent serait mieux pour nos vieux qui vivent dans les " mouroirs" Il faut aller emm... nos députés , pas d'autres solutions