2016, l'année de Payet

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2016, l'année de Payet
2016, l'année de Payet

Ce vendredi soir, Dimitri Payet a encore été déterminant en équipe de France. Figurant parmi les meilleurs Bleus face à la Suède (2-1), le Réunionnais confirme sa bonne forme en 2016.

Payet vit une année 2016 inattendue. Souvent mis de côté auparavant, le joueur de West Ham traverse une période faste et ne cesse de se montrer décisif sous le maillot tricolore. Il a pourtant mis du temps à vraiment s’affirmer en sélection. Des débuts hésitants L’ancien Marseillais a fêté sa première sélection en équipe de France en octobre 2010 lors d’un match de qualifications pour l’Euro 2012 face à la Roumanie (2-0). Séduit par ses performances à Saint-Etienne à l’époque, et un coup franc victorieux avec les Verts lors d'un derby à Lyon quelques semaines auparavant, Laurent Blanc, le sélectionneur de l’époque, fait appel à lui. Et il ne mettra pas beaucoup de temps à convaincre. Remplaçant Karim Benzema à cinq minutes de la fin de ce match face aux Roumains, il se distingue par une passe décisive pour Yoann Gourcuff (voir vidéo ci-dessous). La suite ne sera toutefois pas du même acabit. France - Roumanie le but de Yoann Gourcuff par Laurent-470 Moins incisif lors de ses deux sélections suivantes, il ne sera plus du tout appelé par Blanc. Il faut alors attendre la tournée estivale en Amérique du Sud près de trois ans plus tard, en juin 2013, pour le voir réapparaitre en Bleu. Didier Deschamps le teste mais il ne convainc toujours pas en rechignant aux tâches défensives. Et il doit encore attendre un an avant de figurer à nouveau dans les papiers du sélectionneur. L’arrivée de Bielsa lui fait le plus grand bien A l’été 2014, Payet est à l’OM mais ne décolle pas. L’arrivée de Marcelo Bielsa à la tête de l’équipe phocéenne le propulse alors enfin sur le devant de la scène. Libéré des tâches défensives, il est le véritable meneur de jeu de Marseille au sein du 3-3-3-1 concocté par le technicien argentin. Et il s‘épanouit enfin en se montrant décisif à plus d’un titre (7 buts et 16 passes décisives). Un rebond qui suscite l’intérêt de Deschamps, le sélectionneur le retenant en sélection durant toute la saison 2014-2015. Mais son bilan reste maigre et il faut attendre son départ en Angleterre, à West Ham, pour le voir gagner en épaisseur. 2016, année charnière Si le joueur ne tarde pas à s’acclimater aux Hammers, Deschamps attend toutefois mars 2016 pour le rappeler en Bleu. Et il ne sera pas déçu. Dès son retour lors d’un match aux Pays-Bas (2-3), Payet se montre en jambes et complice avec Giroud et Griezmann. Mais c’est surtout face à la Russie qu’il se met en évidence. Entrant peu après l’heure de jeu, il permet aux Français de faire le break sur un coup franc magistral. Sa précision sur coup de pied arrêté, que ce soit sur coup franc ou corner, devient alors une arme redoutable. Il le confirmera par la suite à l’Euro et, donc, face à la Suède, une rencontre au cours de laquelle son coup franc bien frappé de la gauche a trouvé la tête victorieuse de Pogba et permis aux Bleus d’amorcer le retour tricolore. Mais il a également su se muer en buteur, comme en attestent ses buts décisifs (face à la Roumanie à l’Euro, ou contre la Suède ce vendredi). Payet, depuis la saison 2015-2016, c’est 6 buts et 4 passes décisives avec les Bleus en 15 rencontres. En un mot : indispensable.
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