2014 : le temps de l'audace sur le marche? immobilier en Europe

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L’Europe renoue enfin en 2014 avec un retour de la confiance chez les acteurs du marché immobilier. Toutefois, la fenêtre de tir pour investir est limitée dans le temps. L'Europe est la région la plus chère dans le monde en termes de coût d’occupation, avec peu de marge de manœuvre pour en améliorer l’efficience. Raison pour laquelle les investisseurs doivent se montrer audacieux en se positionnant sur les marchés les plus liquides, à l’achat comme à la vente.

Une brise d'optimisme souffle chez le conseil en immobilier DTZ. Son étude pour 2014 souligne d'abord l’amélioration des indicateurs économiques à travers le monde... et en Europe qui devrait « boostée » la demande pour les espaces de bureaux. Dans le sillage du rebond, la faiblesse de la production neuve soutient les valeurs locatives « prime » et de seconde main dans la plupart des marchés européens.

Les entreprises vont connaître une hausse limitée de leurs loyers, en dessous de l’inflation en 2014-2015. Néanmoins, les loyers de seconde main vont progresser plus vite que les loyers prime jusqu’en 2016. Partant de niveaux historiquement bas, ils vont ainsi rattraper une partie de leur retard.

Compte-tenu d’une optimisation des postes de travail déjà bien amorcée, les entreprises vont devoir réfléchir à de nouveaux modes d’organisation de leur espace de travail pour atteindre leurs objectifs de réduction des coûts d’occupation. La marge de manœuvre est étroite en Europe mais reste possible dans quelques marchés comme Francfort et Munich.

Pour leur part, les investisseurs bénéficient de valeurs vénales attractives dans la majorité des marchés européens. Reste que la hausse des taux d’intérêt risque de changer la donne. C'est pourquoi « les investisseurs devraient profiter rapidement de cette bonne conjoncture avant que les taux d’intérêt ne remontent ». Ils devraient s’intéresser aux marchés et actifs secondaires toujours attractifs par leur prix.

Pour l'ensemble de l'année 2014, DTZ Research prévoit une hausse du volume d’investissement en Europe à 150 mds €. Une large part de ce volume sera affectée dans les marchés les plus grands et les plus liquides comme Londres et Paris. Les acteurs domestiques vont continuer de dominer les marchés en Europe, mais l’activité des investisseurs internationaux sera sans doute plus soutenue.

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