2013, une année cinéma marquée par l'incursion du 4K et de l'Atmos

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Les salles de cinéma misent tout sur l'immersion. Deklofenak/Shutterstock.com
Les salles de cinéma misent tout sur l'immersion. Deklofenak/Shutterstock.com

(Relaxnews) - Au cinéma, l'année 2013 n'a pas été celle de la révolution. La tendance était au déploiement de nouvelles technologies récentes, le 4K pour l'image, et Dolby Atmos pour le son.

Autodésigné futur standard, le 4K cherche à s'emparer des cinémas et des salons, parfois sous le nom moins barbare d'Ultra HD. La technologie conçue à l'origine par Sony "correspond à un format de résolution d'image quatre fois supérieure ce que l'on connaît aujourd'hui en haute définition", explique Pierre-Franck Neveu, directeur des ventes France de Sony Digital Cinema. "On passe de 1.920 par 1.080 pixels à 4.096 par 2.180 pixels."

Dans les salles, le 4K a profité de 2013 pour poursuivra sa percée. Quelque 150 cinémas sont équipés dans l'Hexagone. Sony estime à 15.000 le nombre de ses propres machines équipant les salles mondiales. Pour apporter quoi ? "Le 4K apporte une meilleure image, un meilleur piqué, une meilleure profondeur de champ. Bref, tout un ensemble qui fait que le spectateur est véritablement immergé dans l'image", résume M. Neveu.

La 3D gagne le son

Question son, 2013 a été l'année de la percée de l'Atmos, technologie développée par Dolby. "C'est une nouvelle façon de mixer un film et de le rediffuser. Un procédé évolutif basé sur la notion de mixage-objet. Les fichiers son sont accompagnés de données qui décrivent la façon dont le son doit être reproduit", indique Dominique Schmit, Sales Manager Europe du Sud pour le groupe.

Et comme le 4K, l'immersion est le maître mot. Ces "sons intelligents" sont retransmis dans un jeu d'enceintes présentes dans la salle. "On recouvre tout le tour de la salle et également le plafond. Chaque enceinte devient alors un point de diffusion. Vous pouvez élever les sons en l'air ou bien les faire tourner autour de vous, toutes les combinaisons sont possibles", affirme M. Schmit.

Le film d'animation "Rebelle" a été le premier à utiliser l'Atmos. "Le Hobbit", "Gravity" mais aussi "En solitaire", premier film français du genre, font figure d'exemples plus récents. Plus de 85 longs métrages auraient déjà été mixés ou annoncés en Atmos. Pour le nombre de salles capables de rendre un tel son, il s'élevait à 300 en octobre dernier. Le nombre de studios de mixage français capables de rendre de l'Atmos devrait passer, lui, de trois à six fin janvier.

Convaincre les créateurs

L'adoption d'une innovation technologique dépend de la volonté des créateurs et auteurs, tombent d'accord MM. Neveu et Schmit.

"À la base, c'est surtout une volonté du réalisateur. Il y a des cinéastes qui ont découvert le 4K et qui en sont ravis et conscient du fait de ça apporte une meilleure qualité d'image aux spectateurs. Comme Christopher Nolan pour n'en citer qu'un. La trilogie "The Dark Knight", c'était du 4K par exemple. C'est plus une question d'envie du réalisateur qu'un choix de studios", estime également Pierre-Franck Neveu.

"Quand on a eu l'idée de la technologie Atmos, la première chose qu'on a faite c'est de rencontrer les sound designers et ingénieurs du son; tous ont quasiment répondu : 'super, c'est quelque chose qui va nous donner beaucoup plus de latitude d'un point de vue création'", déclare Dominique Schmit. "Parce que c'est ça le plus important. L'objectif n'est pas de réserver l'Atmos aux gros blockbusters mais au contraire à tous les films y compris les plus fins et les plus délicats. L'objectif est de donner une autre dimension à la bande-son", conclue-t-il.

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