2013 : gare aux obligations d'État !

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(lerevenu.com) - La roue tourne. Les obligations auront été l'un des placements les plus recherchés jusqu'en 2012, particulièrement par les investisseurs institutionnels en quête d'actifs peu coûteux en fonds propres. Mais tout va changer, estime Patrice Gautry, économiste en chef de l'Union bancaire privée (UBP) : «Les obligations d'État à dix ans ne rapportent plus que 2 à 3%, selon les pays, elles ne présentent plus d'attrait et il y a même une forte probabilité qu'elles affichent des rendements nuls, voire négatifs, l'an prochain.» Deux exceptions, les obligations d'émetteurs de pays émergents, «qui restent attrayantes, aussi bien en termes nominaux que réels», et les obligations d'entreprise à haut rendement, pour leurs primes de risque «intéressantes».

Le niveau «exceptionnellement bas» des taux d'intérêt rend attrayant par différence, le rendement des actions, explique l'économiste : «Les actions présentent encore des valorisations attrayantes, en particulier celles de sociétés qui réussissent à faire croître régulièrement leur dividende.» La banque suisse privilégie donc les grands groupes cotés, dont les résultats sont protégés par de «fortes barrières à l'entrée, des cash-flows robustes et des bilans solides». Pour compléter les lignes d'un portefeuille investi en actions, les gérants de l'Union bancaire privée suggèrent aussi les achats d'obligations convertibles car l'option d'achat attachée à certaines d'entre elles «ne coûte rien». L'intérêt de ce placement, malgré la rareté des nouvelles émissions, ne se dément pas, estime Patrice Gautry : «Sur le long terme, les convertibles ont dégagé des rendements similaires à ceux des actions, mais avec une volatilité plus faible.»

Comme pour toute banque privée suisse qui se respecte, l'or fait encore partie des préconisations de l'UBP pour 2013 : «Avec la politique monétaire non orthodoxe qu'elle poursuit, la Réserve fédérale monétise, en partie, la dette de l'État fédéral, ce qui devrait continuer à pousser le prix du métal jaune à la hausse et la Banque centrale européenne fera de même.» La détention d'or peut donc compenser une tendance à la dépréciation du dollar et de l'euro. En outre, les banques centrales des pays émergents accroissent leurs stocks d'or pour diversifier leur réserve de change. L'UBP préconise la détention d'or physique et ne conseille pas, à quelques exceptions près, celle d'actions de mines d'or, soumises à nombre de facteurs contraires (hausses des coûts de production, risques géopolitiques dans certains pays d'extraction du métal, etc.).

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