2012, «annus horribilis» pour les Nations unies

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Chaque début d'automne, l'Assemblée générale de l'ONU est l'occasion de faire un bilan, toujours contrasté

Cette année, il est particulièrement sombre. La crise syrienne qui s'est enlisée constitue un échec cinglant pour l'ONU. Blocages, inertie, vetos à répétition et, au total, des dizaines de milliers de morts en dix-huit mois, dont cinq mille rien qu'au mois d'août dans les villes syriennes bombardées. Une paralysie que François Hollande a dénoncée mardi dans son discours, comme Nicolas Sarkozy l'avait fait avant lui. Insuffisante mais indispensable, dit-on souvent de l'ONU. En cette annus horribilis, le premier qualificatif semble avoir largement surpassé le second.

Certes, les succès ne manquent pas. C'est le cas, par exemple, au Liberia, en Sierra Leone, en République démocratique du Congo et ailleurs, ou les Casques bleus ont pu contribuer à préserver une certaine stabilité. «Les Nations unies ont toujours connu des hauts et des bas, c'est cyclique», invoquent les diplomates onusiens. Il n'empêche, le spectre du Rwanda et de la Bosnie plane toujours sur la Maiso

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