200 migrants dispersés à Vintimille par la police italienne

le , mis à jour le
0
200 migrants dispersés à Vintimille par la police italienne
200 migrants dispersés à Vintimille par la police italienne

Contre l'afflux de clandestins, dans l'attente de décisions européennes sur cette question, la France cherche la parade. Quelque 150 à 200 migrants, empêchés depuis jeudi par les autorités françaises d'entrer en France à la frontière italienne à Vintimille, ont finalement été dispersés sans ménagement par la police italienne samedi dans la soirée.

Ils avaient passé la journée à quelques dizaines de mètres de la frontière, toujours bloquée par des gendarmes français, à manifester pacifiquement leur souhait de traverser la ligne, munis de pancartes en anglais clamant « We need to pass » ou « We need freedom ».

Onze jours après l'évacuation du campement de La Chapelle (Paris) et les multiples rebondissements humanitaires et politiques, huit gendarmes français bloquaient le passage vers le France, sur consigne notamment de la préfecture des Alpes-Maritimes vendredi.

Samedi dans la soirée, des policiers italiens ont repoussé les manifestants vers Vintimille, à 5 km du poste-frontière. Objectif: les emmener en car dans des centres d'accueil de la province d'Imperia, selon un responsable de la police locale. «Où sont les droits de l'homme?», ont crié certains migrants, après avoir été bousculés par les policiers italiens. La majorité s'est toutefois pliée aux ordres de la police et est partie à pied en direction d'un tunnel sur la route conduisant à Vintimille, avant d'être pris en charge par des volontaires de la Croix Rouge italienne.

Une cinquantaine d'hommes, qui n'entendaient pas renoncer à passer la frontière, ont refusé d'obtempérer et se sont réfugiés sur des rochers, en bord de mer, menaçant de se jeter à l'eau.

D'après la Croix-Rouge, ces migrants, venus pour la plupart d'Afrique, sont arrivés du sud de l'Italie, souvent après des traversées périlleuses en bateau depuis la Libye. Ils viennent de Somalie, d'Erythrée, de Côte-d'Ivoire ou du Soudan. Arrivés vendredi à ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant