2 400 sociétés françaises piratées

le , mis à jour à 08:53
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2 400 sociétés françaises piratées
2 400 sociétés françaises piratées

« Un piratage d'une ampleur inédite. » C'est la sentence d'un expert en informatique. Et elle en dit long sur l'incroyable annonce faite mercredi par la société d'antivirus Kaspersky. Au cours des derniers mois, plus de 70 000 serveurs d'institutions publiques (administrations, universités, etc.) et privées (entreprises, etc.) ont été piratés dans le monde. Avec 2 474 serveurs visés, la France est le 7e pays au monde le plus touché. Les conséquences économiques de cette vague de détournements informatiques sont, pour l'instant, difficiles à évaluer.

 

Car, pirater un serveur, c'est comme se fabriquer un « double de clés » du lieu où les victimes stockent leurs données, dont certaines peuvent être sensibles (fichiers contenant les informations personnelles des clients, secrets industriels, etc.). Ces « doubles de clés » étaient ensuite vendus sur xDedic, un véritable supermarché du cybercrime. Plus de 400 pirates y proposaient leur marchandise à des prix très abordables : à partir de 6 $ le serveur ! Et, à ce tarif, xDedic offrait un service de « qualité », de l'avis de Kaspersky. Avec, même, la possibilité d'avoir recours à une sorte de service clientèle. « Les membres du forum xDedic ont accès à toutes les données du serveur acheté et peuvent aussi l'utiliser comme plate-forme pour lancer d'autres attaques (attaques ciblées, malware, DDoS, phishing, social engineering, adware, etc.) », explique la société Kaspersky dans un communiqué. En clair, lorsque les pirates achetaient à bas prix ces « doubles de clés », ils avaient ensuite la possibilité de voler les données de l'entreprise ou d'utiliser ce serveur comme base arrière pour lancer de nouvelles attaques. « Cela leur permet de multiplier ce que l'on appelle les rebonds et ainsi de garder l'anonymat beaucoup plus facilement », analyse Guillaume Leitao, développeur Web et animateur du site Undernews spécialisé dans la ...

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