1er Mai syndical : tensions sociales et loi Travail au c½ur des défilés

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Après deux mois de contestation et de manifestations émaillées de violence, le 1er Mai syndical 2016 s'annonce tendu et marqué par le refus du projet de loi Travail que le gouvernement s'apprête à défendre à partir de mardi devant l'Assemblée nationale.

Tensions, alors que trois jours plus tôt les manifestations, à Paris et en province, ont donné lieu à 214 interpellations et quelques condamnations à des peines de prison. 78 policiers ont en outre été blessés, dont l'un grièvement à Paris, dans les affrontements entre forces de l'ordre et casseurs ou manifestants, tandis qu'à Rennes un étudiant a perdu l'usage d'un œil.

Comme nous le révélions dès samedi après-midi, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a adressé aux préfets un télégramme détaillant les mesures à prendre afin d'éviter les débordements ce 1er mai, tout en rappelant policiers et gendarmes aux « règles de déontologie» lors de leurs interventions. Depuis plusieurs jours, syndicats et gouvernement se renvoient la balle des responsabilités des violences. Le ministère de l'Intérieur

demande aux organisateurs des manifestations de faire plus pour sécuriser les cortèges. De leurs côtés organisations syndicales ou extrême gauche notamment dénoncent une «escalade de la violence» policière.

CGT et FO côte à côte, une première depuis 2009

Le projet de loi Travail, présenté par la ministre Myriam El Khomri, aura le mérite d'avoir réussi à rassembler FO et CGT dans un défilé du 1er Mai, ce qui n'était plus arrivé depuis 2009. Les secrétaires généraux Philippe Martinez (CGT) et Jean-Claude Mailly (FO) vont cheminer côte à côte à Paris à partir de 15 heures de Bastille à Nation pour réclamer «le progrès social et le retrait de la loi travail». Les leaders de FSU, Solidaires et des organisations étudiantes (Unef) et lycéennes (UNL et FIDL) seront aussi présents. Des manifestations et rassemblements sont prévus ...

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  • trebi il y a 7 mois

    Tous à la manif du 1er mai. Le Medef, qui ne veut plus de cette loi non plus, aussi.

  • trebi il y a 7 mois

    La responsabilité des violence est au gouvernement. C'est le gouvernement qui est un casseur avec cette loi. Il s'agit d'une provocation, c'est de la casse sociale. Non, à la loi Travail.