1er mai dans le monde : défilés sous le signe de l'austérité et des inégalités

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1er mai dans le monde : défilés sous le signe de l'austérité et des inégalités
1er mai dans le monde : défilés sous le signe de l'austérité et des inégalités

L'Asie a donné le coup d'envoi de défilés du 1er mai placés sous le signe de l'austérité en Europe (en France, les deux grandes centrales syndicales, la CGT et la CFDT, devaient défiler en ordre dispersé pour la première Fête du Travail du gouvernement de gauche) et des oubliés de la croissance comme au Bangladesh où les ouvriers du textile travaillent dans des conditions misérables pour les firmes occidentales. En Espagne, Italie, Grèce, à Chypre mais aussi en France où les syndicats sont divisés sur la réponse à apporter à la crise, le refus de l'austérité et la lutte contre le chômage seront les principaux mots d'ordre des manifestations de mercredi dans les capitales européennes.

Au Bangladesh, des dizaines de milliers de manifestants en colère ont réclamé justice après la mort il y a une semaine de plus de 400 ouvriers dans l'effondrement d'un immeuble abritant des ateliers de confection. Dans la capitale, Dacca, les travailleurs brandissaient des banderoles et des drapeaux rouges en scandant: «Pendez les tueurs, pendez les propriétaires d'ateliers». En dépit d'appels du Premier ministre, Mme Sheikh Hasina, à garder «la tête froide», les autorités craignaient des actes de violence et de vandalisme dans les usines de textile. Selon Kamrul Anam, l'un des dirigeants de la Ligue bangladaise du textile et de l'habillement, les ouvriers sont en colère après ce qu'ils considèrent comme le «meurtre» de leurs collègues. «Nous voulons la punition la plus sévère possible pour les responsables de cette tragédie», a-t-il dit.

Le pape condamne le «travail d'esclave»

En ce jour de la fête du Travail, le pape François a condamné le «travail d'esclave» des ouvriers victimes de l'effondrement du bâtiment. «Le titre qui m'a vraiment frappé le jour de la tragédie du Bangladesh était Vivre avec 38 euros par mois. C'est ce qu'étaient payés tous ces gens qui sont morts. C'est ce qu'on appelle du travail...

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