1963, l'année parfaite de Lev Yachine

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1963, l'année parfaite de Lev Yachine
1963, l'année parfaite de Lev Yachine

Une saison à seulement 6 buts encaissés en championnat, un titre national avec le Dynamo Moscou, une qualification pour l'Euro avec la sélection, la star d'un match d'exhibition d'exception à Wembley et pour finir le Ballon d'or : l'immense carrière de Lev Yachine atteint son firmament au cours de cette folle année 1963.

Lev Yachine reste encore aujourd'hui le seul gardien à avoir remporté le Ballon d'or. La récompense lui fut adressée le 17 décembre 1963 à l'issue d'un scrutin qu'il a assez largement dominé. Par 17 votes en sa faveur dont 11 premières places, le portier soviétique devance l'Italien Gianni Rivera, tandis que l'Anglais Jimmy Greaves complète le podium. C'est la conclusion heureuse d'une année parfaite entamée avec la conquête d'un cinquième titre national personnel. Depuis qu'il s'est imposé comme le numéro 1 du Dynamo Moscou, son club formateur, dix ans plus tôt au cours de la saison 1953 – l'année de la mort de Staline –, Lev Yachine a en effet déjà soulevé le trophée quatre fois : en 1954, 1955, 1957 et 1959. En 1960, il se fait connaître au-delà des frontières soviétiques en étant l'un des héros de la conquête du premier titre européen des nations de l'histoire, dominant en finale la Yougoslavie au Parc des princes. C'est à cette époque qu'il se voit affublé des surnoms " l'araignée noire " et " la panthère noire ", au moins autant pour ses tenues sombres que pour son style et son allure : 1,89m, un mur mouvant forcément à l'aise dans le jeu aérien mais également sur sa ligne, grâce à ses étonnants réflexes pour sa taille, et dans les pieds adverses, avec une manière alors inédite d'aller au contact du ballon plutôt que d'attendre devant sa cage. Il est aussi le premier à vraiment soigner sa relance, le pionnier des gardiens-libéros s'aventurant loin de sa ligne de but pour apporter une solution à ses coéquipiers de champ. Yachine commence alors à se faire un nom et une réputation mais échoue à reproduire les mêmes performances deux ans plus tard au Mondial chilien de 1962. Diminué par une double commotion cérébrale, il se loupe complètement face à la Colombie en poule (4-4) et ne peut empêcher son équipe de quitter prématurément une compétition dont elle était l'une des favorites, dès les quarts de finale face au pays-hôte.

L'inespéré retour en grâce


Lorsque débute l'année 1963, des doutes entourent l'avenir de ce gardien qui va déjà sur ses 34 ans et qui a semblé sur le déclin lors de la dernière Coupe du monde. Lev Ivanovićh Yachine, de son nom complet, parvient pourtant à revenir à son meilleur niveau et avec lui en arrière-garde, le…


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