15,70% de participation à midi aux élections européennes

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15,70% DE PARTICIPATION À MIDI AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES
15,70% DE PARTICIPATION À MIDI AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - La participation aux élections européennes en France était de 15,70% à midi, un taux un peu plus élevé que celui du précédent scrutin il y a cinq ans, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

Le 7 juin 2009, le taux de participation en métropole avait été de 14,81% à midi.

Le taux définitif de participation pour la France entière avait été de 40,63%. Il avait été de 56,70% en 1984, avant de passer à 48,80% en 1989, 52,76% en 1994, 46,76% en 1999, et 42,76% en 2004.

Avec l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne ou la Pologne, la France fait partie des grands pays de l'UE où les électeurs sont appelés aux urnes ce dimanche pour désigner les 751 députés qui composeront pour cinq ans le Parlement européen.

Aucun résultat ne pourra être révélé avant la fermeture des derniers bureaux de vote en Italie, à 23 heures, mais des sondages de sortie des urnes seront diffusés en début de soirée.Avec l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne ou la Pologne, la France, qui doit élire 74 députés, fait partie des grands pays de l'UE où les électeurs sont appelés aux urnes ce dimanche pour désigner les 751 députés qui composeront pour cinq ans le Parlement européen. Sept autres pays, dont les Pays-Bas, ont déjà voté.La France pourrait symboliser la défiance envers la construction européenne susceptible de s'exprimer à travers le continent lors de ces élections, avec, selon les sondages, une abstention record et le possible succès d'une formation, le Front national, prônant par exemple l'abandon de l'euro ou le rétablissement des contrôles aux frontières nationales.Le FN est donné légèrement en tête par la quasi totalité des instituts de sondage devant l'UMP, reléguant le Parti socialiste au pouvoir à une peu glorieuse troisième place.Contrairement aux récentes élections municipales, le gouvernement, à l'image du Premier ministre Manuel Valls, et le PS n'ont pas ménagé leurs efforts pour tenter de réveiller le coeur de leur électorat et limiter l'ampleur de la défaite.L'UMP ET LE FN AU COUDE A COUDE

L'UMP, large vainqueur des élections municipales, espère pour sa part devancer le parti de Marine Le Pen sur le fil grâce à une meilleure mobilisation de son électorat et préserver ainsi son statut de premier parti d'opposition.La présidente du FN estime pour sa part qu'une première place constituerait un tournant lui permettant d'aborder en position très favorable les prochaines échéances ? régionales, législatives et présidentielle.Dans l'ensemble de l'Union, les instituts de sondage prédisent aux partis dits eurosceptiques au moins un quart des sièges, même si 70% des élus devraient provenir des quatre camps favorables à l'intégration européenne: le centre droit, les sociaux démocrates, les libéraux et les Verts.Ces prédictions ont toutefois d'ores et déjà été démenties aux Pays-Bas, où le vote s'est déroulé jeudi. Le Parti de la Liberté (PVV) de Geert Wilders, hostile à l'immigration musulmane et à l'UE, est arrivé quatrième et non à la première place qui lui était promise.Au-delà de la composition du prochain Parlement, ces élections auront indirectement pour enjeu la désignation du président de la Commission européenne, bras exécutif de l'UE.Chaque camp a mis en avant un candidat (deux pour les Verts) pour ce poste, dont le titulaire est désigné par les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres réunis au sein du Conseil.Les instituts de sondage prédisent une victoire du Parti populaire européen (PPE, centre droit) avec environ 220 sièges, soit 15 à 20 de plus que les sociaux démocrates du centre gauche. Cela devrait placer son candidat, Jean-Claude Juncker, en bonne position pour remplacer José Manuel Barroso à la présidence de la Commission.

(Gérard Bon)

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