13 Novembre. Noureddine Zenak : «L'association est devenue une deuxième famille »

le , mis à jour à 08:19
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13 Novembre. Noureddine Zenak : «L'association est devenue une deuxième famille »
13 Novembre. Noureddine Zenak : «L'association est devenue une deuxième famille »

La semaine dernière, Noureddine a lâché le tas de copies de ses élèves pour écouter la voix de Sonia. « Elle chantait des chansons bizarres, de jeunes, s'amuse ce professeur de physique de 59 ans, mais c'était bon de l'entendre. » Bon, surtout de se rappeler que la benjamine de ses filles était bien là, « vivante », un an après avoir croisé la route de Brahim Abdeslam, le kamikaze du Comptoir Voltaire (Paris XIe).

 

Depuis ce vendredi 13, où le plat commandé par la Parisienne de 23 ans n'est jamais venu, où le dîner a tourné au drame, cinq opérations ont été nécessaires pour la sauver, une lente convalescence a commencé et toute la famille Zenak a changé son mode de vie. A l'épuisement moral des premières semaines, Noureddine a préféré l'engagement. « Quand ma fille est sortie de l'hôpital après un mois et demi de soins, les galères ont commencé, comme trouver un psychologue qui venait à domicile. Lorsqu'a germé l'idée d'un réseau de victimes, j'ai foncé », explique celui qui est devenu trésorier de l'association 13 Novembre : Fraternité et Vérité.

 

L'enseignant moustachu a beau être doué avec les chiffres, il a dû tout apprendre : élaborer un budget, faire des déclarations à l'Urssaf, aller chercher des subventions... Il y passe plusieurs heures par semaine, sans compter les réunions avec les victimes, les rendez-vous au secrétariat d'Etat chargé de l'Aide aux victimes, la lutte contre la radicalisation dans laquelle ce musulman non pratiquant s'implique. « Je ne devrais pas le dire mais j'y passe parfois tellement de temps que j'ai du mal à préparer mes cours. Avec trente ans d'expérience dans l'enseignement, ça passe ! j'ai l'impression d'être utile : pour moi, pour les victimes, pour Sonia, bien sûr. »

 

Au lycée en revanche, Noureddine confie qu'il parle peu des attentats. « Je me suis créé deux sphères. Celle à l'association, qui est devenue ma deuxième famille. Celle ...

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