13 novembre 2015 : comment parler des morts ?

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Les policiers font des prélèvement dans le café où Brahim Abdeslam s'est fait exploser le vendredi 13 novembre 2015. 
Les policiers font des prélèvement dans le café où Brahim Abdeslam s'est fait exploser le vendredi 13 novembre 2015. 

Comment parle-t-on des morts ? Comment remet-on de l'humain dans l'indicible ? Dans Les Coulisses du 13 novembre, les journalistes Jean-Michel Décugis, François Malye et Jérôme Vincent* publient aux éditions Plon un ouvrage précis et documenté : 282 pages pour décrire quelques heures d'horreur. Les auteurs ont fait le choix de se concentrer sur la seule nuit du 13 novembre 2015, et de la restituer minute par minute, grâce aux dizaines de témoignages recueillis et en s'appuyant sur un dossier d'instruction épais de plusieurs milliers de procès-verbaux.

Le résultat : un récit dense où victimes, policiers, sapeurs-pompiers, médecins et politiques racontent avec leurs mots et leurs vérités ce qu'ils ont vécu. Ce sont des réflexes qui sauvent ; des décisions prises dans l'urgence ; du sang-froid dans les têtes et du sang encore chaud partout, sur le sol, les vêtements, les mains de ceux qui opèrent. Ce sont des crises de larmes, des états de choc, des instincts de survie. C'est un homme qui, au Bataclan, s'élance vers une porte de secours en entraînant derrière lui la foule et qui entend une jeune femme, devant lui, lui lancer candidement : « Monsieur, il y en a un autre. » De nouveau, les tirs.

« Tout le monde l'a regardé et il nous a souri »

C'est un docteur qui, apprenant les funestes nouvelles, se précipite dans son service aux portes...

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