12eme étape : Mais pourquoi Bardet n'a-t-il pas attaqué Froome ?

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12eme étape : Mais pourquoi Bardet n'a-t-il pas attaqué Froome ?
12eme étape : Mais pourquoi Bardet n'a-t-il pas attaqué Froome ?

Alors que Chris Froome et Fabio Aru avaient fait un tout-droit dans les camping-cars lors de la 12eme étape du Tour de France, Romain Bardet a choisi de ne pas attaquer. Le vainqueur de l'étape s'en est expliqué après son triomphe.

Christopher Froome et Fabio Aru qui sortent de la route et se frayent un chemin comme ils peuvent entre deux camping-cars suite à une erreur de trajectoire de Mikel Nieve et les favoris qui n'en profitent pas pour attaquer les deux premiers du classement général. Au niveau de l'éthique sportive, bien évidemment que cela se respecte. Mais à chaud, de nombreux spécialistes se sont tout de même interrogés sur l'attentisme étonnant des leaders, et en premier lieu du futur vainqueur de l'étape Romain Bardet, alors qu'ils avaient peut-être là la possibilité de faire beaucoup de dégâts. Parmi les nombreuses questions auxquelles a eu droit le Français après sa démonstration sur l'altiport de Peyragudes, le héros du jour n'a donc pas échappé à une question sur la passivité du groupe maillot jaune alors débarrassé précisément à ce moment de la course du maillot jaune. Et ce alors que se profilaient les premiers mètres de la montée vers le Col de Peyresourde.

Bardet : « D'accord avec Quintana pour ne pas profiter de la situation »

« Ça me paraissait normal, a répondu le coureur de l'AG2R-La Mondiale, presque surpris que l'on puisse lui demander une telle chose. Je ne me voyais pas attaquer sur un ennui comme ça. » Toutefois, en grattant davantage, on a pu apprendre jeudi que Bardet s'était résolu à ne pas bouger uniquement après avoir consulté Nairo Quintana. Un dialogue très bref qui a débouché sur un pacte de non-agression. « Lorsque Froome et Aru ont fait leur tout-droit, j'ai demandé à Quintana s'il avait vu ce qu'il s'était passé, et on était d'accord tous les deux pour ne pas profiter de la situation. » Dimanche dernier, Aru n'avait, lui, pas hésité une seule seconde en voyant son rival numéro 1 lever la main pour demander sa voiture suite à un ennui mécanique. L'Italien, aujourd'hui leader du général, était immédiatement passé à l'attaque sur la gauche de la route. Etonné comme tout le monde ce jour-là de la man½uvre du champion d'Italie, Bardet ne s'imaginait même pas rendre la monnaie de sa pièce au leader de l'équipe Astana. Pour le dauphin de Froome en 2016, le sport, ce n'est pas ça. « Je ne trouvais pas loyal qu'il y ait une opération contre eux, ça a été respecté, c'est bien. » L'Auvergnat a fait bien mieux, en faisant taire tout le monde vingt kilomètres plus loin. Et sans s'attirer le moindre commentaire cette fois.

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