12.000 panneaux solaires postés au-dessus des fraisiers

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Un complexe agrosolaire unique dans l'Ouest, constituant l?un des plus importants du genre en France
Un complexe agrosolaire unique dans l'Ouest, constituant l?un des plus importants du genre en France
Régis Guiet exploite depuis quelques mois en Anjou un complexe agrosolaire unique dans l'Ouest, constituant l'un des plus importants du genre en France.

Installé à Bourgneuf-en-Mauges, au sud-ouest d'Angers, un ancien arboriculteur de 36 ans disposant de 5,5 hectares de serres, les a recouvertes de 12 000 panneaux solaires. Grâce à ce dispositif, Régis Guiet espère réussir à produire chaque année 200 tonnes de fruits, et entre 3,8 et 3,9 MWh d'électricité, soit l'équivalent de la consommation électrique d'une commune de 2 700 habitants.

C'est au début des années 2000 qu'il s'installe sur 17 ha de pommes et de poires mais doit déposer le bilan après deux années de mauvais temps. Pour sauver les meubles, il arrache la moitié de ses vergers, plante des fraisiers et propose la cueillette aux particuliers. « C'est ce qui nous a sauvé. Le public a suivi, à tel point qu'on ne pouvait parfois plus fournir », a expliqué Régis Guiet à l'Agence France Presse. Mais le producteur doit vite répondre à la demande grandissante et « mettre ses fraisiers à l'abri des aléas météorologiques ».

Le permis de construire pour 5,5 ha de serres solaires en poche, Régis gagne ensuite le soutien du maire du village et démarche les banques pour tenter de réunir la coquette somme de 20 millions d'euros. Rien que ça ! Personne n'y croit, pas même la Chambre d'agriculture de Maine-et-Loire.

Un dispositif respectueux de la nature

Heureusement, le président (UMP) du conseil général du Maine-et-Loire, Christophe Béchu, appuie politiquement le projet, et Jean-Marie Santander, le Pdg de Global Eco Power, une société émergente sur le marché des énergies renouvelables, décide de se charger de la construction des serres en partenariat avec un fonds d'investissement allemand, Léonidas Associates. « Nous leur avons livré clef en main la centrale pour 14 millions d'euros, dont 5,4 millions pour les panneaux », précise Philippe Perret, le directeur général délégué de la société.

Pas un centime n'a été dépensé par le producteur pour ses serres. Il aura dû en revanche financer son système cultural qui repose sur le principe de jardins suspendus de l'ordre de près d'un million d'euros. Fraises et framboises sont produites directement dans des sacs de terreaux, hors contact avec le sol, et bénéficient d'un système d'arrosage automatisé en goutte à goutte pour un développement durable en respect avec l'environnement.
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