11 Novembre : mon père, ce héros tirailleur venu du Congo

le , mis à jour à 09:23
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11 Novembre : mon père, ce héros tirailleur venu du Congo
11 Novembre : mon père, ce héros tirailleur venu du Congo

Antoinette, 67 ans, a conservé précieusement le « livret individuel d'homme de troupe » de son père Alphonse Mongo, tirailleur congolais de deuxième classe. Ce soldat de la Force noire a combattu en métropole durant les derniers mois de la guerre en 1918 au sein de la 7e compagnie du Moyen-Congo, ancêtre du Congo-Brazzaville qui était alors une colonie française. « Je suis très fière de mon papa, il a participé à quelque chose de grand », encense cette retraitée de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne).

 

Antoinette est l'une des descendantes des plus de 600 000 « indigènes » qui ont été mobilisés sous les drapeaux tricolores lors de la Grande Guerre dont on commémore aujourd'hui l'Armistice du 11 Novembre, marquant la victoire des Alliés. Elle est l'ambassadrice d'une précieuse mémoire guère valorisée dans notre pays. Car même si les tirailleurs ont droit à des monuments aux morts sur le territoire national, même si, le mois dernier, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a honoré près de Verdun les soldats des colonies mobilisés en 14-18, ils restent souvent les oubliés des cérémonies d'hommage.

 

Dans le carnet militaire d'Alphonse, il est stipulé qu'il est né « vers 1895 », a les « yeux noirs », est « célibataire », « engagé volontaire pour la durée de la guerre » et qu'il a été « libéré du service actif » en 1925, l'année de son retour au bercail. Un colonel y salue dans un certificat sa « bonne conduite », écrivant qu'il a « servi avec honneur et fidélité ». On apprend également qu'il a reçu la médaille coloniale du ministre de la Guerre. Cet homme, décédé en 1977, est immortalisé dans une exposition itinérante — « la Caravane de la mémoire » — consacrée aux tirailleurs africains, organisée par l'association Solidarité internationale et présentée actuellement à la mairie du VIIe arrondissement de Paris.

 

Du passé de soldat de son père, Antoinette, ...

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