100m : Chand se bat contre les tests de genre

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100m : Chand se bat contre les tests de genre
100m : Chand se bat contre les tests de genre
Dutee Chand, jeune sprinteuse indienne de 18 ans, a été interdite de compétition par la Fédération Internationale d'Athlétisme (IAAF) après un test de genre. La championne d'Inde du 100m chez les moins de 18 ans, a décidé de porter un recours devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS).

Dutee Chand est, de son propre aveu, « détruite ». La jeune sprinteuse indienne, 18 ans, a été purement et simplement interdite de compétition après avoir été diagnostiquée « hyper-androgène » suite à un test de genre pratiqué conformément aux règles - très controversées - de l'association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF).

Un dispositif mis en place à la suite de l'affaire Caster Semenya. La championne du monde sud-africaine du 800m en 2009 avait été privée de compétition après un « test de genre » avant d'être de nouveau autorisée à courir. Depuis, l'IAAF veille. Et tranche. Les femmes dont le niveau de testostérone est trop élevé sont désormais privées de compétition, la testostérone ayant pour vertu d'accroitre la masse musculaire ce qui peut être assimilé à un facteur facilitant dans la performance sportive.

Pour ne pas subir ce qu'a enduré Caster Semenya, Dutee Chand a décidé de se battre. Et de contester le test en introduisant un recours auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne. La toute jeune championne d'inde des moins  de 18 ans sur 100m, privée des Jeux du Commonwealth cet été, est épaulée dans son combat par un chercheur, veut que l'absurdité de cette règle soit reconnue afin qu'elle puisse, de nouveau, être autorisé à pratiquer son sport en compétition.

« Je ne savais pas ce que j'avais fais de mal. Je n'ai pris aucun médicament, je n'ai fait aucune faute, pourquoi ai-je été visée ? explique Dutee Chand à l'Agence France Presse. On m'a dit que je devrais être opérée ou suivre un traitement hormonal si je voulais sauver ma carrière. J'ai été abasourdie d'entendre cela. C'est si cruel. Dieu m'a faite ainsi. Je ne veux rien changer et je ne veux pas abandonner le sport. J'espère et je prie pour que mon cas crée un précédent afin que d'autres comme moi n'aient pas à connaître un tel traumatisme. »

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