1 245 kilomètres à vélo contre le nucléaire

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En service depuis 1977, la très controversée centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) devrait cesser ses activités d'ici la fin du quinquennat.
En service depuis 1977, la très controversée centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) devrait cesser ses activités d'ici la fin du quinquennat.
Une trentaine de militants est partie avant-hier de Plogoff (Finistère) direction la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), qu'elle doit rallier dans un peu plus d'un mois.
Environ 75 % de la production nationale d'électricité émane de l'énergie nucléaire. Un pourcentage qui fait de la France un cas unique dans le monde et rend illusoire un abandon de l'atome autrement qu'à très long terme. Fatalement, ce dernier représente une manne financière et un vivier d'emplois par trop considérables pour que les pouvoirs publics soient prêts à les sacrifier, surtout dans un contexte de crise économique aiguë.
Survenu un quart de siècle après celui de Tchernobyl (Ukraine), l'accident de Fukushima (Japon) a néanmoins, même si elle doit être relativisée, instillé une perte de confiance mondiale envers le nucléaire. S'il n'a pas suffi à amener Londres, Moscou, New Delhi, Paris, Pékin et Washington à arrêter les frais, Berlin et Berne ont de leur côté fait le choix de démanteler l'ensemble de leurs unités, respectivement d'ici 2022 et 2034, tandis que Rome reportait la reprise de son programme atomique, en standby depuis 1987, et que fin 2011, avant même que le nouveau gouvernement ne soit constitué, la Belgique officialisait à son tour sa volonté de stopper ses turbines.
Jugeant trop élevés les risques inhérents à son développement, les populations allemandes et suisses sont depuis toujours majoritairement hostiles au nucléaire civil, ce
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