1-0, 2-1... Bah alors, c'est l'Euro ou la Ligue 1 ?

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1-0, 2-1... Bah alors, c'est l'Euro ou la Ligue 1 ?
1-0, 2-1... Bah alors, c'est l'Euro ou la Ligue 1 ?

Jusqu'à ce soir, personne n'y arrivait. Pour la première fois de la compétition, l'Allemagne s'est imposé face à Ukraine avec deux buts d'écarts, élargissant un peu le spectre des résultats précédents. Parce que jusqu'ici, c'était plutôt 1-0, 2-1 ou 1-1. Bordel, le revoilà. C'est le syndrome Ligue 1.

On pourrait parler d'un plafond de verre, s'il était pas aussi visible. On l'a cramé depuis le haut du Stade de France dès vendredi dernier. Voilà trois jours que l'Euro a commencé, et pas une envolée : rien pour péter le placo, personne pour ouvrir la trappe et passer la tête à l'étage d'au-dessus. Même Luka Modrić, pourtant en très grande forme cet après-midi face à la Turquie, n'a pu faire marquer sa pointe Mandzukic.

Non, décidément, ce soir encore, pas moyen de faire sauter cette foutue barre des deux buts. Les favoris multiplient les victoires étriquées, comme pourris par des stades trop habitués aux matchs fermés du vendredi soir sur Canal+. L'Allemagne a débarqué, ce soir encore, en confirmant qu'on est surtout champion du monde avec une bonne défense. Et le compte est digne d'une ZEP : 8 matchs, 12 buts. Une toute petite moyenne de 1,5 buts par rencontre, contre 2,45 à la clôture de l'Euro 2012. Oui, le spectre de notre Ligue 1 adorée flotte au-dessus de cet Euro.

10-moi ton numéro, je te dirai qui tu es


L'Équipe de France avait tout d'abord insufflé vendredi un rythme bien franchouillard, un 2-1 des familles sans vraies folies - excepté une - face à un 11 logiquement regroupé en défense. Puis hier, c'était l'heure des poilus du ballon. De ce bloc défensif russe prêt à crever dans ses propres tranchées plutôt que d'en sortir plus que le temps d'une percée : le Vélodrome pensait enfin voir du jeu après une saison de négation, il aura observé des anglais mollassons et punis par pêché d'individualité. Histoire de rentrer tranquillement dans la compétition, les bonhommes se sont dit que le rythme lent, ici, ne choquerait pas. Finalement, ils sont presque sympas ces étrangers. Se mettre au niveau Ligue 1, marquer sur coups de pieds arrêtés et jouer en contre-attaque, premièrement. Pour le beau jeu, on attendra les deuxièmes matchs.


Pourtant, il y a de belles individualités. Modrić ce dimanche, Kokorin samedi, Payet vendredi. Mais si là n'était pas le problème ? Si cet Euro était celui des 10 et non celui des 9 ? Problème : un 10, ça ne marque pas. Enfin, moins qu'une pointe. Cet Euro, c'est…







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